Digne (adjectif)


Définition de l'Académie française (éd. 1986)

Adjectif 

XI e siècle. Emprunté du latin dignus, « de, qui mérite (quelque chose) », « estimable ».

I. Avec un complément introduit par de.
1. Qui mérite. Un homme d'estime, de confiance. Il est de pitié. Il était d'un meilleur sort. Il n'est pas de cet emploi. Se rendre des bontés de quelqu'un. Digne d'être aimé. Il n'est pas de vivre. En parlant des choses. Une action de louange. Une conduite de blâme. Un ouvrage d'attention. Son sort est d'envie. Expr. Digne de foi, de créance, dont l'honnêteté, la véracité ne peut être mise en doute. Témoin de foi. Témoignage de foi.
2. Qui est en conformité, en harmonie avec, à la mesure de. Un fils de son père. C'est là un sujet de son génie, une entreprise de son courage. Recevoir une récompense de ses travaux. Cette conduite est d'un honnête homme. Ce n'est pas de vous. Dans un sens péjoratif et avec une nuance d'ironie. C'est un forfait de lui. Cette réponse est bien d'un sot.

II. Employé absolument.
1. Placé avant le nom. Qui a de l'honneur, de la probité. Une et sainte femme.
2. Placé après le nom. Qui est d'une gravité mêlée d'une certaine réserve et de fierté. Un homme . Avoir des manières s. Prendre un air . Parler d'un ton .
3. Qui mérite de l'estime. Dans cette épreuve, son attitude fut parfaitement .


Signification de l'Académie française (éd. 1932-35)

Adjectif 

Qui mérite quelque chose. Il se prend en bien et en mal. "Digne de louange, de récompense. Digne d'estime, de confiance. Digne de mépris, de punition. C'est un homme de mort, de la mort. Digne de grâce, de pardon. Il était d'un meilleur sort. Se rendre des bontés de quelqu'un. Son sort est d'envie. Un objet d'attention. Il n'est pas de cette place, de cet emploi. Digne d'être aimé, adoré. Il n'est pas de vivre."
"Digne de créance, de crédit, de foi," Qui mérite qu'on lui donne croyance, qu'on ajoute foi à ce qu'il dit. "Témoin de foi. Témoignage de foi."
Il signifie aussi, absolument, Qui a de l'honnêteté, de la probité, qui mérite l'estime; et alors il se place toujours avant le nom. "C'est un homme, une femme. Un magistrat."
"C'est un homme" s'emploie dans le sens de C'est un brave homme.
Il signifie également Qui mérite d'être approuvé. "Dans cette occasion, rien ne fut plus que sa conduite."
Absolument, il signifie Qui est grave, composé, mêlé de réserve et de fierté. "Avoir, prendre un air . Parler d'un ton . Avoir des manières s."
Il signifie encore très souvent Qui est en conformité, en convenance, en proportion avec. "Un fils d'un tel père. Avoir des sentiments s de sa naissance. C'était là un sujet de son génie, une entreprise de son courage. C'est une récompense de ses travaux. Cette conduite est d'un honnête homme." Dans un sens péjoratif et avec une nuance d'ironie, "C'est un forfait de lui. Cette réponse est bien d'un sot."



Dictionnaire d'Emile Littré

Adjectif 



 1   Qui mérite, en parlant des personnes. Il est de récompense. Digne d'être admiré.
PASC.: « Il est faux que nous soyons s que les autres nous aiment ; il est injuste que nous le voulions »
BOSSUET: « Approchez, ô vous qui courez avec tant d'ardeur dans la carrière de la gloire, âmes guerrières et intrépides ; quel autre fut plus de vous commander ? »
BOILEAU: « Digne de notre encens et de nos vers »
RAC.: « Je mourais ce matin d'être pleurée »
RAC.: « Jamais femme ne fut plus de pitié »
    Qui mérite, en parlant des choses. Conduite d'éloges. Langage d'être applaudi. Exemple d'imitation.
CORN.: « Il t'offre une oraison, il t'offre des louanges, Dignes de se mêler à celles de tes anges »
    Digne de créance, de foi, se dit des personnes et des choses.

 2   En mauvaise part. Il est de punition, de mépris. Cette action est d'un châtiment.
CORN.: « Car c'en est une [trahison] enfin bien de supplice Qu'avoir d'un tel secret donné le moindre indice »
MOL.: « Et toutes les hauteurs de sa folle fierté Sont s tout au plus de ma sincérité »
BOSSUET: « Voilà le fruit de tant de travaux et, dans le comble de leurs voeux, la conviction de leur erreur ; venez, rassasiez-vous, grands de la terre, saisissez-vous, si vous pouvez, de ce fantôme de gloire, à l'exemple de ces grands hommes que vous admirez »
BOSSUET: « Qu'elle nous parut au-dessus de ces lâches chrétiens qui s'imaginent avancer leur mort quand ils préparent leur confession ; qui ne reçoivent les saints sacrements que par force ; s certes de recevoir pour leur jugement ce mystère de piété qu'ils ne reçoivent qu'avec répugnance ! »

 3   Absolument. Honnête, honorable ; en ce sens se met toujours avant son substantif. Un homme. Un magistrat.
CORN.: « Et demandons aux dieux, nos s souverains.... »
CORN.: « Rodrigue aime Chimène, et ce sujet De ses affections est le plus cher objet »
CORN.: « Quand je semais partout la terreur et l'effroi, J'étais un grand héros, j'étais un roi »
BOSSUET: « Que pouvait penser le prince, si ce n'est que, pour accomplir les plus grandes choses, rien ne manquerait à ce fils que les occasions ? »
RAC.: « Paraissez, cher enfant, sang de nos rois »
ROLLIN: « Il se jeta au milieu d'une colonne romaine, où il périt en fils d'Amilcar et en frère d'Annibal »
VOLT.: « Dis-leur que j'ai donné la mort la plus affreuse à la plus femme, à la plus vertueuse »
    Capable. C'est un sujet.
CORN.: « Et s'il n'avait laissé dans de si s mains L'infaillible secret de vaincre les Romains »
    Cependant, si , en ces emplois, est modifié par quelque autre mot, on peut le mettre après son substantif.
VOLT.: « Quand, à la fin du repas, il [Pierre 1er] vit son portrait qu'on venait de peindre, placé tout d'un coup dans la salle, il sentit que les Français savaient mieux qu'aucun peuple du monde recevoir un hôte si »
    On le dit aussi des choses ; et alors se met encore après son substantif. Une conduite . Rien de plus que sa conduite.

 4   Convenable, mérité ; il se met en ce sens, avant son substantif.
CORN.: « On regarde sa mort comme un supplice »
CORN.: « Choisissez-lui, Lépide, un appartement »
RAC.: « Digne emploi d'un ministre.... »
RAC.: « Digne objet de leur crainte »
VOLT.: « Le plus froid mépris De vos caprices vains sera le prix »
VOLT.: « Vous daignâtes bientôt, soit grandeur, soit pitié, Soit plutôt effet d'une pure amitié.... »

 5   Qui est en rapport, qui a de la convenance, de la conformité avec. Il montra partout une vertu de sa naissance.
CORN.: « Si je n'eusse produit un fils de moi, Digne de son pays et de son roi »
RAC.: « Mais si par d'autres soins plus s de mon âge »
RAC.: « Songez-y donc, madame, et pesez en vous-même Ce choix des soins d'un prince qui vous aime, Digne de vos beaux yeux trop longtemps captivés, Digne de l'univers à qui vous le devez »
    Il régit que avec le subjonctif. Il est bien que vous fassiez quelque chose pour lui. Il n'était pas qu'on fît quelque chose pour lui. Êtes-vous qu'on fasse quelque chose pour vous ?

 6   Grave, réservé, fier, en parlant du ton, des manières ; se met alors toujours après son substantif. Avoir, prendre un air .
STAËL: « C'était une personne froide, , silencieuse »
    Il se dit quelquefois, par dénigrement, d'une affectation d'importance. Elle a un petit air qui me déplaît.

REMARQUE
    Digne, employé avec une négation, ne se dit que du bien : Il n'est pas de récompense, il n'en mérite pas. C'est donc une incorrection de dire : il n'est pas de votre courroux, pour : il ne mérite pas que vous soyez en courroux contre lui. Autrement, il n'est pas de votre courroux, est très correct, signifiant : il est au dessous de votre courroux, vous lui feriez trop d'honneur.

HISTORIQUE
    XIème siècle
     St Alexis, XXXV: Quar il ad Deu bien et à gret servit, Et il est d'entrer en paradis
    XIIème siècle
     Ronc. p. 179: Chers [riches] est li lieus, si est l'eglise
    XIIIème siècle
     Chastie-Musart, ms. f° 107, dans LACURNE: De la folie as femes m'esmerveil ge souvent ; Femme est plus orgueilleuse que lions ne serpent ; Par femes sommes nous trestuit mis à torment ; Feme nos gita fors du disne firmament
    XIVème siècle
     Guesclin. 5357-5363: .... que dame Dieu qui maint en Bethleent Vueille garder de mal, par son disne commant, Bertran....
    XVème siècle
FROISS.: « Celle oriflambe est une banniere et enseigne »
     le Jouvencel, ms. p. 224, dans LACURNE: Et si leur bataille tourne et leurs gens viennent pour les secourir, nous sommes bien s [capables] de les deconfire tous
    XVIème siècle
MARG.: « Elle commença à lui dire tous les propos qu'elle pensoit s [capables] de le retirer du lieu où il estoit »
MARG.: « Ce porteur a vu tout ce qui est d'escripre de ce pays »
MARG.: « Le bien de vous voir est d'oublier toute aultre chose pour y parvenir »
MARG.: « Si j'estoys d'estre crue sur ces affaires »
MARG.: « Je le vous envoie pour vous rendre conte de moy et de tout ce qui me semble de vous estre dit »
AMYOT: « Ceulx-là sont reputez sages et s, à qui l'on mette en main les resnes des grands gouvernemens »
AMYOT: « A fait d'exil les aucuns revenir, Injustement les autres forbannir, Ou mettre à mort sans forfaitture »
MONT.: « Ce senat vilain, servile, et corrompu, et d'un pire maistre que Tibere »

ÉTYMOLOGIE
    Bourguig. doigne ; provenç. , deing ; espagn. digno ; ital. degno ; du latin dignus.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE DIGNE. - REM. Ajoutez :
    2. Au XVIe siècle, se prononçait dine (voy. LIVET, la Gramm. franc, p. 168). Voy. aussi ces vers de Marot à François 1er : Tant pour le bien de la ronde machine Que pour autant que sur tous en es .


1ère signification éditée en 1835 par l'Académie Française



Qui mérite quelque chose. Il se prend en bien et en mal. "Digne de louange, de récompense. Digne d'estime, de confiance. Digne de mépris, de punition. C'est un homme de mort, de la mort. Digne de la corde. Digne de grâce, de pardon. Il était d'un meilleur traitement, d'une meilleure fortune, d'un meilleur sort. Se rendre des bontés de quelqu'un. Son sort est d'envie. Un objet d'attention. Un spectacle de pitié. Il n'est pas de cette place, de cet emploi. Être du trône. Alexandre, en mourant, dit qu'il laissait son empire au plus . Digne d'être aimé, adoré. Il n'est pas qu'on le regarde, qu'on fasse rien pour lui. Il n'est pas de vivre."
"Digne de croyance, de foi," Qui mérite qu'on lui donne croyance, qu'on ajoute foi à ce qu'il dit. "Témoin de foi."
"C'est un sujet," se dit D'une personne très-capable de bien remplir un emploi.



2ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



signifie quelquefois, absolument, Qui a de l'honnêteté, de la probité, qui est d'estime; et alors il se place toujours avant le substantif. "C'est un homme, une femme. Un magistrat. Ce serviteur ne voulut point trahir son maître."
Il se dit également D'une chose d'être approuvée. "Dans cette occasion, rien ne fut plus que sa conduite."



3ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



se dit encore absolument pour Grave, composé, mêlé de réserve et de fierté. "Avoir, prendre un air . Parler d'un ton . Avoir des manières s." Il se prend quelquefois dans un sens moqueur.



4ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



s'emploie très-souvent aussi pour marquer Proportion, convenance, conformité, rapport. "Avoir des sentiments s de sa naissance. C'était là un sujet de son génie, une entreprise de son courage. C'est une récompense de ses travaux. C'est une récompense de ses travaux. Cette conduite est d'un honnête homme. C'est un forfait de lui. Cette réponse est bien d'un sot. Un fils d'un tel père."



Ancienne définition de 1798 (Académie Française)

Adjectif 


Qui mérite quelque chose. "Digne de louange, de récompense. Digne de mépris, de punition. C'est un homme de mort, de la mort. Digne de la corde, de la roue. Digne de grâce, de pardon. Il étoit d'un meilleur traitement, d'une meilleure fortune, d'un meilleur sort. Sa fortune est d'envie. Il n'est pas de cette Charge, de cet Emploi. Digne d'être aimé, adoré. Il n'est pas qu'on le regarde. Il n'est pas de vivre".
On dit, qu'"Un homme est de croyance, de foi," pour dire, qu'Il mérite qu'on lui donne croyance, qu'on ajoute foi à ce qu'il dit. "Témoin de foi".
On dit d'Un fort honnête homme, que "C'est un homme;" et d'Un homme très-capable de bien remplir un emploi, que "C'est un sujet".
On dit, qu'"Un homme a fait une action de lui;" et on le dit, soit en bien, soit en mal, selon les qualités de celui de qui l'on parle.
On dit dans le même sens: "Cela est de lui. Un fils d'un tel père. C'est une récompense de ses travaux".



Signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)

Adjectif 


Qui mérite quelque chose. "Digne de louange, de récompense. Digne de mépris, de punition. C'est un homme de mort, de la mort. Il étoit d'un meilleur traitement, d'une meilleure fortune, d'un meilleur sort. Sa fortune est d'envie. Il n'est pas de cette Charge, de cet Emploi. Digne d'être aimé, adoré. Il n'est pas qu'on le regarde. Il n'est pas de vivre."
On dit, qu'"Un homme est de croyance, de foi," pour dire, qu'Il mérite qu'on lui donne croyance, qu'on ajoute foi à ce qu'il dit. "Témoin de foi."
On dit d'Un fort honnête homme, que "C'est un homme." Et d'un homme capable de quelque emploi, que "C'est un sujet."
On dit, qu'"Un homme a fait une action de lui;" & on le dit, soit en bien, soit en mal, selon les qualités de celui de qui l'on parle.
On dit dans le même sens, "Cela est de" "lui. Un fils d'un tel père. C'est une récompense de ses travaux."



Définition du dictionnaire de Jean-François Féraud (édition de 1788)

Adjectif 

DIGNEMENT, adv. [mouillez le "g", 2e "e" muet: dans le 2d, "en" a le son d'"an": "dig-neman".] "Digne", qui mérite quelque chôse, soit en bien, soit en mal. Il régit "de" devant les noms et les verbes. "Digne de" louange, "de" récompense; "d'être" loué, récompensé. "Digne de" mépris, "de" punition; d'"être" méprisé, puni, etc.
- Il régit aussi "que", sur-tout dans les phrâses négatives, avec le subjonctif. 'Il "n'est pas qu'"on "fasse" rien pour lui.
- "Digne de croyance", " de foi", qui mérite qu'on ajoute foi à ce qu'il dit.
- C'est "un homme", un fort honête homme; "un sujet", un sujet capable.
- Cela "est de lui", se dit en mal, comme en bien, suivant les qualités de celui dont on parle.
   "Rem." 1°. Quand "digne" est sans régime, il doit toujours précéder le substantif. "Digne" Magistrat, et non pas Magistrat "digne".
   2°. "Digne", se dit du bien comme du mal: "indigne", ou "qui n'est pas ", qui est "peu ", qui n'"est guère ", ne se dit que du bien.
- Un grec persécuté, mais "peu de l'être". Follard, "Thémistocle" Il me semble que l'usage réprouve cette manière de parler. On ne dit point, je "ne suis pas d'être puni"; je "suis peu d'être chassé". On dit alors: "je ne mérite pas d'être", etc. et c'est la diférence de "qui ne mérite pas", d'avec "qui n'est pas ", ou "qui est indigne". Le premier se dit du mal comme du bien: les aûtres ne se disent que du bien.
- Cela est aplicable au régime de la conjonction "que". 'Il "ne mérite pas qu'"on le "punisse", et non pas, "il n'est pas qu'on le punisse", etc.
   DIGNEMENT, selon ce qu'on mérite. 'Il a été "dignement" récompensé. 'Je ne saurois vous en remercier "dignement". Il se met après le verbe, dans les temps simples. Dans les temps composés, il est mieux entre l'auxiliaire et le participe, comme dans le premier exemple.
   "Rem." On peut dire, de "dignement", ce que nous venons de dire de "digne", employé avec la négative. On ne le dit que du bien. Ne dites pas; il "a été ment puni". Dites, il "a été puni comme il le méritait".




Emplacement dans le dictionnaire :

digestion
digit
digital
digitalé
digitale
digitaline
digitaliser
digité
digitigrade

dignement
dignifier
dignitaire
dignité
digot
digraphe
digresser
digression
digressivement
digué
digue




Quelques citations relatives :

Citation n°1 de Émile DURKHEIM (De la division du travail social)

...les organismes individuels, qu'un type idéal qui n'est nulle part réalisé tout entier. Chaque individu sain en a des traits plus ou moins nombreux ; mais nul ne les réunit tous. C'est donc une fin digne d'être poursuivie que de chercher à rapprocher autant que possible la société de ce degré de perfection. D'autre part, la voie à suivre pour atteindre ce but peut être raccourcie. Si, au lieu de...


Citation n°2 de Maurice BARRÈS (Greco ou le Secret de Tolède)

...avec leur perfection immatérielle ; elle nous semble froide et monotone. Nous vous passerions d'épurer la vie terrestre, pourvu qu'en sacrifiant ce qui mérite de périr, vous sauviez ce qui est digne de persister. Que ne transportez-vous dans vos gloires supraterrestres le meilleur de cette vallée de misère ! Si les vivants mêlent à leur fragilité mortelle quelque chose de divin, faut-il donc...


Citation n°3 de Henri POINCARÉ (La Valeur de la science)

...La recherche de la vérité doit être le but de notre activité ; c'est la seule fin qui soit digne d'elle. Sans doute nous devons d'abord nous efforcer de soulager les souffrances humaines, mais pourquoi ? Ne pas souffrir, c'est un idéal négatif et qui serait plus sûrement atteint par...


Citation n°4 de Henri POINCARÉ (La Valeur de la science)

...symboles mathématiques comme des réalités physiques ; c'est en comparant les aspects différents des choses que nous pourrons en comprendre l'harmonie intime, qui seule est belle et par conséquent digne de nos efforts. Le premier exemple que je citerai est tellement ancien qu'on serait tenté de l'oublier ; il n'en est pas moins le plus important de tous. Le seul objet naturel de la pensée...


Citation n°5 de Henry BATAILLE (Maman Colibri)

...revenir comme je vais le faire, dans huit jours, avec un petit demi-million à jeter aux enfants et à ma femme, voilà mon plaisir. Faire fructifier ma fortune, établir une famille honorée, enviée, digne de ma branche passée, de mon nom, - quitte à le faire reluire d'un éclat nouveau sur tous les essieux des tramways électriques, - voilà ma joie... sans quoi, que me faut-il ? Pas même une bonne...


Autres Recherches
Synonymes
Conjugaisons
Synonymes : cliquez ici


Accès direct à ptidico.com: cliquez ici...